Peut-on faire Uber Eats ou DoorDash en PVT en Australie ?

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Réponse courte

Oui. Avec un visa qui te donne le droit de travailler, tu peux livrer pour Uber Eats ou DoorDash, mais comme travailleur indépendant avec ton propre ABN : aucun impôt n'est prélevé et tu dois faire une déclaration. Depuis le 17 août 2026, les plateformes doivent payer au moins 31 $ environ par heure engagée. La livraison ne compte pas comme travail spécifié pour le 2e ou 3e visa. Menulog a fermé.

Ce que demandent les plateformes

  • Uber Eats : un passeport comme pièce d'identité, un visa qui autorise à travailler, une vérification de casier judiciaire (en général sous 3 jours) et ton ABN dans l'appli. Tu peux livrer à vélo, à moto ou en voiture. À vélo et à moto, il faut recevoir l'équipement de sécurité gratuit avant de pouvoir te connecter.
  • Uber Eats avec un permis étranger : accepté pour livrer en voiture en NSW, VIC, QLD, ACT, SA et WA si tu as un visa temporaire et un permis étranger complet (pas probatoire). Certains permis demandent un permis international ou une traduction NAATI.
  • DoorDash : 18 ans minimum, un ABN, une vérification d'antécédents gratuite et le droit de travailler en Australie. Voiture, scooter, vélo ou moto ; en voiture, il faut un permis valide et une assurance.
  • Menulog : fermé. Son site renvoie désormais les clients vers Uber Eats.

L'ABN

Les plateformes de livraison te prennent comme prestataire (contractor), donc elles demandent un Australian Business Number. business.gov.au indique qu'il faut exercer une activité ou une entreprise pour en obtenir un, et l'ABR prévient qu'on peut être poursuivi si on en demande un sans y avoir droit. Nous n'avons rien trouvé qui empêche un working holiday maker d'avoir un ABN pour une vraie activité de livraison : ce qui compte, c'est l'activité, pas le visa.

Un piège : si une ferme, un café ou une entreprise de ménage te demande un ABN pour ce qui est en fait un emploi salarié, ça peut être du sham contracting. La livraison via une appli, c'est différent, mais lis notre page sur les salaires impayés si un employeur te pousse vers un ABN.

Impôts : personne ne les prélève pour toi

  • Tout ce que tu gagnes sur les applis est un revenu imposable, à déclarer comme revenu d'activité (business income).
  • Les plateformes ne prélèvent en général pas d'impôt : mets de l'argent de côté chaque semaine. L'ATO permet des acomptes volontaires pour éviter une grosse facture.
  • Taux working holiday maker pour 2025/26 : 15 % sur les premiers 45 000 $, puis 30 % jusqu'à 135 000 $. La page de l'ATO ne précise pas comment les revenus sous ABN s'articulent avec ces taux : si tu gagnes beaucoup, demande à l'ATO ou à un tax agent agréé.
  • Tu dois faire une déclaration d'impôts. L'ATO ne dispense les working holiday makers que si tous leurs revenus étaient des salaires de moins de 45 001 $, ce qui n'est pas le cas avec des revenus de livraison.
  • Garde les relevés des plateformes et tous tes reçus. Tu peux déduire la part professionnelle des frais que tu as payés toi-même, et les commissions des plateformes peuvent être entièrement déductibles.

La GST

Les livreurs de repas doivent en général s'inscrire à la GST une fois leur chiffre d'affaires arrivé à 75 000 $ par an, ce qui arrive rarement en PVT. Transporter des passagers (Uber en VTC, pas Uber Eats) c'est différent : l'inscription à la GST est obligatoire dès le premier dollar. Une page de l'ATO range actuellement la livraison de repas parmi les activités qui doivent s'inscrire, ce qui contredit la page de l'ATO consacrée à la livraison. Dans le doute, vérifie auprès de l'ATO ou d'un tax agent agréé avant de commencer.

Salaire minimum depuis le 17 août 2026

La Fair Work Commission a adopté des normes minimales pour la livraison à la demande de repas, boissons et courses, entrées en vigueur le 17 août 2026. Tu restes prestataire indépendant, mais la plateforme doit compléter ta paie jusqu'à un minimum pour ton temps engagé : de l'acceptation d'une course jusqu'à la livraison. L'attente entre deux courses ne compte pas.

Sans véhicule, vélo, vélo électrique ou trottinette

31,30 $ par heure engagée jusqu'au 31 décembre 2026, puis 31,80 $ en 2027.

Moto ou scooter thermique

31,50 $ par heure engagée jusqu'au 31 décembre 2026, puis 32,00 $ en 2027.

Voiture ou autre véhicule à moteur

32,00 $ par heure engagée jusqu'au 31 décembre 2026, puis 32,50 $ en 2027.

Ce que ce n'est pas

Un plancher pour le temps passé sur une course, pas ce que tu vas gagner. Les heures creuses à attendre ne sont pas payées, et tes frais (essence, réparations, téléphone, assurance, impôts) sortent de là.

Super et assurances

  • Super : les nouvelles normes n'ajoutent pas de retraite (super). L'ATO précise qu'un prestataire peut quand même y avoir droit s'il est payé entièrement ou principalement pour son travail ; demande à la plateforme, ou cotise toi-même.
  • Accident : les plateformes doivent avoir une assurance accident pour les livreurs. Elle n'a pas à égaler l'assurance accident du travail des salariés. Uber propose sa propre couverture, avec des plafonds et des exclusions.
  • Ton véhicule : c'est à toi de payer l'assurance obligatoire (CTP) de tout véhicule à moteur, et de prévenir ton assureur que tu t'en sers pour livrer. Vérifie que ton contrat le couvre.
  • Assurance voyage ou santé : vérifie avant de commencer si ton contrat (Chapka, AVI ou autre) te couvre quand tu travailles à vélo ou en scooter.

Vélo, vélo électrique, trottinette ou voiture ?

Vélo

Le moins cher pour démarrer, sans permis, mais dur dans les villes vallonnées et lent sur les longues distances. Le casque est obligatoire.

Vélo électrique

Le choix le plus courant en ville. En NSW, un vélo électrique légal a au plus 500 W en continu et pas d'assistance au-delà de 25 km/h ; au-delà, il est illégal même bridé par logiciel, et la police peut saisir les vélos illégaux. Les règles changent selon l'État.

Trottinette électrique

Les trottinettes personnelles sont interdites sur les routes, trottoirs, voies partagées et pistes cyclables de NSW. Les autres États ont leurs propres règles : vérifie auprès de l'autorité des transports avant d'en acheter une pour travailler.

Voiture ou moto

Plus pratique pour les longues courses et la pluie, mais essence, rego, CTP et entretien rognent les gains, et il faut le bon permis. Tu veux en acheter une ? Lis d'abord la page sur la rego.

Louer un véhicule pour livrer

Certaines plateformes mettent en avant des offres de location de vélos électriques (DoorDash affiche une réduction avec un loueur de vélos électriques). Avant de louer une voiture pour livrer, lis le contrat et vérifie qu'il autorise l'usage commercial ou la livraison : sinon, tu risques de ne pas être couvert. Demande par écrit si la livraison est autorisée, le montant de la franchise, et qui paie péages et amendes.

Ça ne compte pas pour le 2e ou 3e visa

Le travail spécifié se limite aux secteurs listés par Home Affairs : culture végétale et animale, pêche et perliculture, sylviculture et abattage, mines, construction, reconstruction après catastrophe déclarée, et pour les visas 462 le tourisme et l'hôtellerie dans le nord ou les zones isolées. La livraison de repas n'est pas sur la liste, nulle part en Australie. Si tu as besoin de tes jours, la livraison peut payer les factures entre deux jobs agricoles, mais elle n'ajoute rien à ton compteur.

Questions fréquentes

Faut-il un ABN pour livrer avec Uber Eats en PVT ?

Oui. Uber Eats et DoorDash demandent un ABN, un visa avec droit de travail et une vérification d'antécédents. L'ABN est gratuit, mais tu dois vraiment exercer la livraison comme une activité.

Combien d'impôts sur mes revenus Uber Eats en PVT ?

Le taux working holiday maker est de 15 % sur les premiers 45 000 $ pour 2025/26. La plateforme ne prélève rien : mets de côté pour ta facture d'impôts et fais ta déclaration. Demande à l'ATO ou à un tax agent agréé comment les taux s'appliquent à tes revenus d'activité.

Y a-t-il un salaire minimum pour les livreurs en Australie ?

Oui, depuis le 17 août 2026. Les plateformes doivent payer au moins 31,30 $ par heure engagée à vélo, vélo électrique ou trottinette, 31,50 $ en moto ou scooter thermique et 32,00 $ en voiture, jusqu'au 31 décembre 2026. L'attente entre les courses n'est pas couverte.

La livraison compte-t-elle pour les 88 jours ?

Non. La livraison de repas n'est pas du travail spécifié pour le visa 417 ou 462, quel que soit le code postal.

Peut-on livrer en voiture avec un permis français ?

Pour Uber Eats en voiture, oui en NSW, VIC, QLD, ACT, SA et WA avec un permis étranger complet et un visa temporaire. Vérifie aussi les règles de l'État sur la conduite avec un permis étranger, et garde une traduction ou un permis international.

Menulog recrute-t-il encore des livreurs ?

Non. Menulog a fermé et son site renvoie les clients vers Uber Eats.

Sources

Informations générales, pas un conseil juridique ou en immigration. Les règles et les salaires changent : vérifie tout ce dont ton visa dépend auprès de la source officielle.

Autres réponses

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